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Basse-Terre, le 28 janvier 2021

 

Bonsoir à tous !

 Réflexion sur un suicide annoncé : SOS de DÉTRESSE.

 

Conseil Communautaire du vendredi 29 janvier 2021

 Point 10 de l'ordre du jour : nouvelle tarification d'utilisation des 2 bassins de la piscine de Rivière-des-Pères 

 

Mission impossible. On est mort ! C'est le constat affligeant que je suis contraint, humblement, de faire, à la lecture de la proposition de délibération qui sera présentée ce vendredi 29 janvier 2021 à la séance plénière du Conseil Communautaire de la CAGSC sur ce point bien précis.

Tout d'abord, je m'excuse, mais il est faux de prétendre que l'ancien tarif appliqué était de 5e de l'heure par ligne d'eau puisque nous payions un forfait qui était de 700e par mois.

A ma connaissance, aucune convention n'a existée présentant un tarif horaire par ligne d'eau.

Par ailleurs, imposer 10e par ligne d'eau par heure à un club de natation, c'est tout simplement le chasser de la piscine, lui et l'ensemble de ses adhérents. 

On était en apnée depuis 3 ans et 6 mois... là on est coulé et mort de notre plus belle mort, la piscine avec !

Et le Sud Basse-Terre... hélas... aussi. Car quand on tue une jeunesse, quand on tue une pratique saine comme celle, sur une île comme la Guadeloupe, qui est d'apprendre à nager, notamment, on tue des familles, on tue une population, on tue une région. 

Enfin, il n'existe pas de principe de ligne d'eau pour le petit bassin, car comme son nom l'indique, il est trop petit pour mettre la moindre ligne d'eau et la moindre séparation.

L'expression ligne d'eau pour le petit bassin ne s'impose pas.

Il suffit de mettre "petit bassin" et là encore imposer 5e de l'heure est suicidaire. 

On voudrait tuer le CNRBT, on n'agirait pas autrement.

Alors que notre proposition était de repartir sur le montant forfaitaire existant de 700e par mois appliqué à la période de la fermeture de la piscine au 1er août 2017. 

La piscine est fermée depuis 3 ans et 6 mois...

Nous n'avons aucune perspective; nous ne savons pas qui, ni combien de personnes vont revenir d'autant que nous sommes en février et que l'ensemble des adhérents potentiels ont déjà, depuis la rentrée de septembre, comme de tradition, fait le choix d'une autre discipline ou de d'autres activités; notamment pour ce qui est des familles pour leurs enfants.

On part donc à l'aveugle, une pure aventure qui risque de tourner au fiasco et d'être une grosse désillusion.

Il me semble plus sage d'expérimenter l'année 2021, comme je l'ai proposé, à la fois au Pdt et à la commission des sports de la CAGSC, lorsqu'ils ont eu la délicatesse de nous inviter et de nous recevoir, avec une délégation d'élus et administratifs, de part et d'autre, répondant ainsi à notre demande, à 2 reprises, au sein de la communauté, sur la base de ce qui était pratiqué avant la fermeture en août 2017 et d'évaluer, ensuite, sur des constats concrets l'évolution qui pourrait intervenir au terme de cette 1ère année expérimentale, de 2021.

On ne peut pas avoir investit 2 millions d'euros dans un établissement public avec des deniers publics pour laisser le public hors de l'eau ! 

A ce rythme là, c'est ce qui risque de se produire.

C'est ce vers quoi l'on tend, en tous les cas, si les tarifs de 10e de l'heure par ligne d'eau pour le grand bassin et de 5e pour le petit bassin sont maintenus parce que cela consisterait à faire payer 8 fois plus cher par mois et à l'année ce qu'un club comme le CNRBT payait avant la fermeture de la piscine !

Quand on sait que depuis 3 ans et 6 mois, sans piscine, le CNRBT a perdu 80% de ses activités et de ses sources de revenus provenant, pour l'essentiel, des cotisations de ses adhérents et donc de ses licenciés, et qu'il va falloir se battre pour reconquérir ces publics partis, on se rend compte de la tâche quasie impossible à laquelle la seule association du Sud Basse-Terre qui crée de l'activité, depuis plus de 40 ans, qui débouche sur la création d'emplois, 31 depuis plus de 20 ans, et ceci dans tout le Sud Basse-Terre, sera confrontée.

Demain, ce sont 7 salariés, mères et pères de familles qui vont devoir pointer au chômage et un déséquilibre entre la Basse-Terre et la Grande-Terre qui va encore davantage se creuser.

Est-ce l'ambition et est-ce l'objectif des élus communautaires du Grand Sud Caraïbes ? 

J'invite l'ensemble du Conseil Communautaire à revoir cette copie, en toute humilité, et en toute sagesse, pour ne pas se rendre responsable et coupable d'une mise à mort inéluctable. 

Je ne pense pas que ce soit dans l'intérêt d'aucun d'entre vous et surtout pas dans l'intérêt général, de prendre ce risque et de devoir l'assumer tout le restant de votre vie, et pas seulement celle d'élu. 

Sans vouloir donner de leçon à qui que ce soit, ce n'est pas en agissant de la sorte que l'on comblera le déficit de la CAGSC.

En élus responsables, vous ne pouvez pas, vous ne devez pas faire des "économies" sur la santé, la sécurité, le bien-être des familles, des enfants, des jeunes, des adultes, des personnes âgées, des porteurs d'handicap, ni mettre en péril l'avenir d'une structure associative, dirigée par des bénévoles, de formation et de jeunes éducateurs Sportifs et secrétaires administratives. 

 

Je vous remercie.

 

Cordialement

 

Prosper CONGRE

Président CNRBT

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COURRIER MAIRE DE BASSE-TERRE - 20-01-20
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Bonsoir

Bonne réception. Bonne écoute.
Ce fût un réel plaisir partagé par tous.
Un rayon de soleil dans cette nuit constellée d'étoiles !
MESI AN PIL. FOS BA TOUT MOUN PEYI GWADLOUP !

Prosper CONGRE
Président CNRBT

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© C.N.R.B.T. 2015

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